Journées d'études "Beaumarchais penseur des Lumières, en sa correspondance" Recension par Francesca Cassinadri et Salomé Pastor

Les journées d'études organisées par Linda Gil (Université Paul Valéry Montpellier) et Emmanuelle Sempère (Université de Strasbourg) se sont tenues dans l'amphithéâtre Alain Beretz sur le campus de Strasbourg, les 27 et 28 février 2025.


Les recherches dix-huitièmistes et l’Université de Strasbourg entretiennent des rapports étroits et historiques. En 1945, rappelle Claude Klein en ouverture du colloque, Jean Fabre propose une étude sur La Princesse de Clèves, publiée par la suite aux Presses Universitaires de Strasbourg (PUS) sous le titre L’art de l’analyse dans “La Princesse de Clèves”. À partir des années 1990, le groupe strasbourgeois des études sur le XVIIIe siècle initie différents travaux, dont les sujets portent principalement sur l’étude de cas d’auteurs et d'autrices de l’époque. Plus récemment, on peut relever la publication, dans la collection strasbourgeoise « Configurations Littéraires », d’ouvrages thématiques sur le XVIIIe siècle, parmi lesquels Les Fables du politique des Lumières à nos jours. Le colloque Beaumarchais penseur des Lumières, en sa correspondance, organisé par Linda Gil et Emmanuelle Sempère, se situe donc dans la continuité d’un ensemble de riches recherches menées par les universitaires de la ville de Strasbourg. Pensées en lien avec ces travaux mais aussi dans le cadre de l’ANR @rchibeau, les journées du 27 et 28 février 2025 ont notamment été soutenues par Lethica. C’est en effet une démarche éthique et littéraire qui guide les interventions, lesquelles présentent également une dimension politique. Par conséquent, les conférenciers et conférencières ont dû relever plusieurs défis scientifiques. D’une part, ce colloque nous confronte à des questions interdisciplinaires, puisqu’il s’agit de saisir les liens entre littérature, finance et politique. Linda Gil rappelle en effet que Beaumarchais, qui n’était pas seulement dramaturge, évoluait « dans des espaces divers, jetant un pont entre le monde du livre et les univers techniques, artistiques, financiers, politiques et judiciaires ». L’étude de sa correspondance peut ainsi révéler les liens qui unissent le monde des lettres, entendu dans un sens large, et celui des affaires. Ce colloque invite par ailleurs à interroger la singularité de Beaumarchais pour, peut-être, procéder à une « désingularisation » de l’auteur du Mariage de Figaro. En effet, si la célébrité de l’écrivain a produit de lui une image singulière, il ne faut pas omettre le fait qu’il construit sa pensée en fonction de normes culturelles et de pratiques politiques propres à son siècle. Quels autres Beaumarchais donne à voir la correspondance de Beaumarchais lui-même ? En quoi peut-il être qualifié de « penseur » ? Que pense-t-il dans ses lettres ? Est-il un « penseur » militant ? Un homme engagé pour quelque cause ? Que nous dit, en somme, la correspondance de Beaumarchais sur Beaumarchais lui-même ?

Pour ouvrir le dialogue, Jean Goldzink propose de se concentrer sur le volume II de la correspondance publiée par Brian Morton aux éditions Nizet en 1969. Cette édition, qui recouvre une période allant de 1773 à 1776, contient notamment des lettres politiques et judiciaires. La lettre 328 du 7 décembre 1775 permet de s’arrêter sur une idée fondamentale pour Beaumarchais : il n’est pas possible d’« appliquer aux États les mêmes règles qu’aux sujets et citoyens », explique Jean Goldzink. Outre cette réflexion qui, selon le dix-huitièmiste, évoque un schéma hobbesien, on peut aussi percevoir dans les lettres de Beaumarchais une auto-analyse qui n’est pas sans rappeler l’introspection recommandée par Locke, ainsi qu’un art de persuader qui semble parfois dépasser les seules convictions idéologiques de l’auteur. Mais Beaumarchais a-t-il réellement le choix de ses arguments, puisqu’il s’agit là d’une correspondance ? Ne déciderait-il pas de ses mots en fonction des convictions de son destinataire ? Si ces questions restent en suspens, Bénédicte Obitz propose toutefois une analyse dans laquelle elle tente de faire entendre, et de démêler, les différentes voix présentes dans les lettres de Beaumarchais. Pour ce faire, elle s’intéresse aux lettres publiées dans les périodiques et les gazettes. Elle remarque alors qu’« une lecture sérielle permet de repérer des traits communs ». D’une part, on peut relever un « schéma rhétorique identique au moment de l’exorde » : Beaumarchais fonctionne sur le principe du dialogue en répondant à une lettre antérieure, et il utilise par ailleurs des tournures telles que « des faits seront toute ma réponse » ; « voici le fait ». Dès lors, la lettre semble entrer dans « un processus de dévoilement de la vérité », une idée qui permet d’insister sur la notion d’engagement présente dans le titre de la communication de Bénédicte Obitz. Les lettres de Beaumarchais sont aussi polyphoniques :  l’épistolier se fait le porte-parole d’autres personnes et instances. Il s’adresse aux lecteurs et lectrices, à qui il prête une opinion qu’il transforme en opinion publique. Les lettres, une fois rassemblées, forment une sorte de feuilleton, un texte, si ce n’est à intrigue, du moins intriguant et qui tient en haleine le lectorat des journaux et des gazettes. Beaumarchais peut alors profiter de ses lettres pour penser et divulguer des idées qui lui sont chères, notamment sur l’anonymat et la violence verbale, la célébrité ou encore sur les pratiques des mauvais journalistes. C’est alors une nouvelle fois la notion d’engagement qui refait surface. Si ce concept est bien souvent relié à la littérature du second XXe siècle, il peut toutefois s’appliquer aux écrits des siècles antérieurs, et Beaumarchais le prouve. Cherchant à dire le juste et l’injuste, il use d’une parole puissante, performative. « La lettre, par elle-même, a du pouvoir », dit Bénédicte Obitz.

Les notions de voix et de parole sont également centrales dans l’étude d’Emmanuelle Sempère, qui revisite un passage du Mariage de Figaro dans l’objectif d’analyser la manière dont Marceline, dans sa « diatribe », entonne et engendre une autre voix, ou une « voix autre ». En remarquant la filiation qu’on peut tisser entre Marceline et Madame Sorbin (Marivaux, La Colonie, 1750), la chercheuse relève en outre la possibilité de deux hypotextes : le discours de Miss Polly Baker (1747), et une lettre de Mlle Ninon dans laquelle cette dernière se plaint de la perfidie des hommes. Après d’autres critiques, Emmanuelle Sempère rappelle par ailleurs que les mots de Marceline ont été intégrés à la préface de la pièce. Sorti de la fiction, le discours est déplacé dans l’espace public, ce qui renforce le caractère judiciaire des paroles « féministes » de la jeune femme. D’une manière plus générale, Emmanuelle Sempère estime que Beaumarchais construit « un ethos de nature plébéienne », et elle affirme : « Beaumarchais ne prétend pas faire parler la voix de la femme mais la met sur scène et la présente comme une voix autre ». L’on pourrait ici rapidement être tentée de reprocher à Beaumarchais d’avoir fait passer la voix des femmes du côté de l’indéfini, soit la catégorie du « tout-ce-qui-n’est-pas-masculin ». Cependant, il s’agit en réalité de comprendre que cette « voix autre » traduit la tentative de compréhension des femmes qui domine le processus de création de Beaumarchais, voire symbolise une élévation de la voix des femmes, qui ne sont certes pas (seulement) considérées pour elles-mêmes mais qui sont (aussi) bien plus.

Riche en discussions et débats, la première journée s’est poursuivie par une visite des Archives de la ville de Strasbourg. Les participants ont alors pu mieux comprendre les méthodes archivistiques, et ont en outre eu le plaisir de découvrir des lettres inédites de Beaumarchais, missives contextualisées à l’aide des connaissances d’un archiviste de Strasbourg et du travail qu’a mené Linda Gil. Déjà bien étudiées, les relations entre Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais et les villes de Strasbourg et de Kehl ont néanmoins encore beaucoup de secrets qui méritent d’être explorés ! 

 

Alors que la première journée a posé les bases de la réflexion en montrant que la correspondance de Beaumarchais peut permettre de dévoiler certaines facettes de l’homme et de l’œuvre, la deuxième journée a surtout mis en évidence les ambivalences du « penseur des Lumières ».

Si l’abondance des archives de la correspondance encore à découvrir met les chercheurs et chercheuses dans la position de l’enquêteur, la conférence d’Éric Francalanza fait découvrir « l’agent secret » que fut Beaumarchais. À travers l’étude des libelles contre Marie-Antoinette et l’affaire Angelucci, le conférencier montre à quel point l’action politique, chez Beaumarchais, se fait à la fois romanesque et stratégique. Recontextualisant la mission d’intermédiaire de Beaumarchais et son activité d’écrivain, Éric Francalanza relève un brouillage des frontières entre réalité et fiction. Il affirme alors que « l’écriture, chez Beaumarchais, est une extension de son moi ». Le témoignage épistolaire illustre par ailleurs un pragmatisme assumé : dans le domaine politique, le mensonge et la mise en scène sont des outils stratégiques. Le pouvoir de l’argent ne suffit pas, car la puissance repose aussi sur la réputation et la perception. Ainsi, la valeur symbolique prime sur la valeur concrète, et l’acte d’écriture devient un moyen d’action politique. L’argent a malgré tout compté pour Beaumarchais, qui a gravi les échelons de la noblesse en achetant ses titres. Dès lors, son attitude critique vis-à-vis des privilèges ne peut qu’interroger. Et Franck Salaün de demander à l’auditoire : « Mais s’est-il battu contre les privilèges ou pour obtenir des privilèges ? ». L’auteur de La Revanche de Beaumarchais (2015) invite par-là à adopter une attitude plus nuancée et il dévoile les stratégies mises en place par Beaumarchais, celui-ci usant de la « savonnette à vilain » pour « effacer sa roture ». On découvre ainsi que, dans une lettre à son père, il n’a pas hésité à lui demander d’arrêter de travailler, sa fonction d’artisan faisant obstacle à la démarche du futur noble qui écrit : « Ne pouvant pas changer le préjugé, il faut bien que je m’y soumette ». C’est alors une ascension sociale fulgurante qu’entame Beaumarchais : en 1761, il achète une charge de secrétaire du roi ; en 1762, une charge de grand maître des eaux et forêts ; en 1763, il devient Lieutenant-Général et parvient ensuite à intégrer la chancellerie du Palais. Ainsi, plus qu’un opposant aux privilèges, Beaumarchais semble en redéfinir les cadres et critères. Franck Salaün, qui s’appuie sur les théories que développe Max Weber dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme (1904), souligne alors l’esprit libéraliste, voire pré-capitaliste, de Beaumarchais, qui semblait estimer que « ceux qui prennent des risques » ont des droits propres. Le « penseur des Lumières » a-t-il pensé ainsi tout au long de sa vie ? Les recherches entamées par Claude Klein nous le diront peut-être ! Le chercheur a en effet entrepris la consultation des correspondances de Beaumarchais alors que celui-ci était exilé en Allemagne. Grâce aux archives de l’État de Hambourg, au musée de l’Histoire de la ville, ainsi qu’aux collections de l’Université et de la Bibliothèque nationale, il est possible de retracer ses activités. Les documents révèlent notamment les contacts de Beaumarchais avec les représentants du comité révolutionnaire, ce qui montre son implication dans les événements politiques de l’époque. La présence, à Hambourg, d’une traduction du Mariage de Figaro témoigne par ailleurs de la représentation de la pièce sur les scènes allemandes, et donc de l’intérêt du public pour son œuvre. Claude Klein souligne d’ailleurs le caractère cosmopolite de Hambourg, ville où l’afflux d’immigrés favorise la circulation des idées nouvelles.

L’ambivalence de Beaumarchais peut aussi se lire à travers la polysémie de sa plume. Pour le montrer, Frédéric Calas a proposé une étude du terme « liberté » dans la correspondance entre le roi de France et celui qui affirmait en 1784 que « sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur[1] ». Le linguiste relève sept occurrences du mot « liberté ». Soulignant la fonction persuasive du genre épistolaire, il montre que le terme n’est jamais employé seul dans les lettres, mais qu’il est toujours déterminé par un adjectif ou un complément de nom, ce qui révèle des nuances sémantiques précises. Beaumarchais met ainsi en tension différentes conceptions de la liberté : la liberté comme idéal des Lumières, la liberté dans la loi (vision anglaise) et, enfin, la libération (vision américaine). Amirpasha Tavakkoli revient précisément sur l’action politique des Américains qui ont proclamé leur indépendance en 1776. Cette action a suscité de nombreux débats en France, et les échanges entre Beaumarchais et Arthur Lee s’inscrivent au cœur des discussions. Alors que beaucoup de Britanniques refusent d’utiliser le mot « révolution » pour qualifier la rébellion des Américains, Beaumarchais estime que ce refus est une erreur. Cependant, le mot « révolution », rappelle Amirpasha Tavakkoli, a un champ sémantique plutôt sophistiqué, puisqu’il peut tantôt désigner un commencement ex nihilo, tantôt une restauration. Or, il semble que Beaumarchais n’ait pas complètement saisi la polysémie du terme. Cela étant, comme Arthur Lee, il reconnaît l’aspect inédit du soulèvement des Américains, qu’il ne peut cependant séparer d’un héritage britannique. C’est justement la question du « national » qui retient l’attention de Guillaume Nicoud. Ce dernier analyse l’attitude de Beaumarchais face à la question du corps de Turenne, et il interroge le phénomène de patrimonialisation de l’Ancien Régime. Le chercheur montre alors que l’auteur d’Eugénie était attaché à l’idée de remettre le corps de Turenne auprès de son tombeau. Conférant une dimension morale aux monuments, il estimait que l’un des rôles de ces édifices est de conserver le corps des grands hommes.

Souhaitant explorer d'autres voies de l'engagement de Beaumarchais, l’historien Flavio Borda D’Aguà s’est penché sur le sujet en se tournant vers la question des droits d’auteurs. Si cette thématique ne cesse aujourd’hui d’inquiéter, notamment face aux défis posés par le numérique et l’intelligence artificielle, elle était déjà présente au XVIIIe siècle, et il s’avère que des figures majeures de l’époque, telles que Voltaire et Beaumarchais, ont œuvré pour la protection des auteurs, posant ainsi les jalons d’un système encore en vigueur. L’analyse de la correspondance de ce binôme montre deux approches complémentaires. Là où Voltaire pose les bases philosophiques, Beaumarchais, tel l’homme d’action qu’on a pu découvrir pendant ces journées, mène un combat juridique. Voltaire dénonce ainsi avec virulence les abus des libraires et des éditeurs, qui profitent du talent des écrivains, sans les rémunérer justement. Lui-même victime d’éditions pirates, il réclame un système plus équitable et libéral, et considère l’œuvre littéraire comme un bien. Beaumarchais, pour sa part, s’engage dans un bras de fer avec les théâtres pour obtenir une rémunération pour chaque représentation de ses pièces. Face aux résistances du milieu, il comprend que les auteurs doivent s’unir pour défendre leurs droits. En 1777, il fonde alors la Société des Auteurs Dramatiques, première tentative d’organisation collective visant à protéger les auteurs et autrices. Son engagement peut se résumer dans la phrase : « La liberté des lettres passe par la liberté des auteurs ». Dans un souci de recontextualisation, Flavio Borda D’Aguà rappelle que les revendications de Voltaire et Beaumarchais s’inscrivent dans un mouvement plus large qui aboutit à l’adoption des premières lois sur les droits d’auteurs. Il en retrace les étapes principales : en 1710, est adopté en Angleterre le Statute of Anne, première loi reconnaissant un droit exclusif des auteurs sur leurs œuvres ; en 1791, la loi Chapelier est votée ; en 1793, le Décret de la convention nationale est effectif et officialise un droit d’auteur pour toutes les œuvres littéraires et artistiques en France ; en 1886 enfin, la Convention de Berne entre en vigueur, établissant une protection internationale des œuvres. Précurseur, Beaumarchais a sans aucun doute joué un rôle central dans l’évolution de la « politique du livre », une idée que Linda Gil renforce en se concentrant en particulier sur l’archive épistolaire de Kehl. Bien qu’évoluant dans une époque marquée par une stricte surveillance des ouvrages et une censure omniprésente, Beaumarchais considère le livre comme un outil de revendication intellectuelle et politique. Déterminé à s’engager, il devient éditeur, imprimeur et libraire, et fait reposer l’ensemble de ses démarches sur l’idée d’une démocratisation de l’accès aux ouvrages, sur l’intelligence du livre et sur une vision humaniste des relations commerciales. À travers une correspondance abondante, il affine sa stratégie éditoriale, fondée sur des principes de confiance et d’intégrité. Il innove également avec un système de souscription, impliquant directement les lecteurs dans le financement des publications, et il soigne en outre l’esthétique de ses éditions en choisissant la typographie de Baskerville, une police dont le choix revêt, en partie, une dimension politique. Engagé, ambitieux et déterminé, Beaumarchais a nourri une vision révolutionnaire du livre. 

Pour clôturer ce colloque, les conférenciers et conférencières ont organisé un séminaire d’équipe afin de faire un premier bilan des recherches et du travail à venir. De fructueuses conversations ont eu lieu et sont venues conclure deux journées de grand intérêt. Faisant dialoguer politique, finance et littérature, la France, l’Allemagne, l’Angleterre et les États-Unis, ce colloque prouve que l’étude d’une correspondance peut s’avérer absolument fondamentale si l’on veut comprendre les différentes facettes d’un auteur et accéder à une vision globale de sa pensée. Loin d’éclipser la valeur des écrits purement littéraires de Beaumarchais, il en a dévoilé les soubassements et les continuités. Les réflexions menées par les chercheurs et chercheuses ont par ailleurs permis de consolider – si besoin en était – les liens entre les études de lettres et le monde contemporain. Bien que décédé en 1799, Beaumarchais interrogeait déjà les droits d’auteur, avait conscience de la situation des femmes et formulait des propos sur la liberté qu’il serait peut-être bon de lire et de relire. Et Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais de conclure : « Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs[2] » qui ne sont pas, soyez en sûrs, des « penseurs des Lumières » !                

 

Francesca Cassinadri, post-doctorante
Salomé Pastor, doctorante contractuelle
Configurations Littéraires / Lethica

 

[1] Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, [1784], Paris, A. Quantin, 1884, p. 214.

[2] Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, op. cit., p. 214.